• Christian Gauthier

Stress : un quotidien pour une majorité d’étudiants français


9 étudiants sur 10 sont stressés durant leurs études

Le stress fait visiblement des ravages chez les plus jeunes. Parmi les quelques centaines d‘étudiants interrogés par HEYME, 90% se sont dits exposés au stress au cours l’année 2019, dont un tiers tout le temps et deux tiers à certaines périodes.

Parmi les causes principales de leur mal-être, on retrouve les études et l’orientation. De fait, plus de 84% se sentent angoissés par les périodes d’examen et 61% par leur orientation. Des résultats inquiétants, mais qui ont aussi peut-être un lien avec les transformations majeures que connaissent actuellement les milieux de l’enseignement secondaire et supérieur. Remplacement d’APB par Parcoursup en 2018, réforme du bac en cours, restructuration des études de médecine et des formations en art : des changements majeurs qui ont de quoi rendre les jeunes d’autant plus nerveux face à l'inconnu... Mais la vie à l'école ou à l'université ne fait pas tout : 17% des sondés ont aussi mis en avant l’influence de leurs problèmes affectifs et de leurs soucis financiers sur leur humeur.

Visiblement, le stress des jeunes est surtout une accumulation d’inquiétudes qui amène 70% d’entre eux à se sentir submergés par leur quotidien. Si le sondage se focalise sur le stress généré par leur activités personnelles, il faut également avouer qu'outre leurs tracas quotidiens et la mutation du système éducatif, la tranche des 14-28 ans est particulièrement exposée à des éléments anxiogènes provenant de toute part, à commencer par les actualités liées au risque environnemental. D’après un sondage Parole aux Jeunes by Diplomeo, 61% des 18-23 ans sont très inquiets de la situation environnementale actuelle : un mal si répandu chez les jeunes qu'on lui a même donné un nom : l'écoanxiété. Dans tous les cas et quelle que soit la cause de son mal-être, on ne donnera probablement pas à la génération Z le surnom de “génération zen”...


Insomnies, réveils nocturnes : le sommeil comme dommage collatéral du stress

Si le stress peut parfois être considéré comme positif, notamment lorsqu’il s’agit de relever des défis, il est particulièrement nuisible aux étudiants français lors de certaines étapes de leur quotidien, et influe particulièrement sur la qualité de leur sommeil. En effet, HEYME a également consulté les jeunes sur leur temps passé dans les bras de Morphée et a découvert que plus de la moitié rencontrent des difficultés pour dormir, dont 33% avouent que cela est lié à leur état de stress. Plus de 7 sur 10 parmi eux se sont plaints d’une difficulté d’endormissement le soir, la moitié de réveils nocturnes et un peu plus de 4 sur 10 d’insomnies.

Si HEYME propose un ensemble de solutions utiles pour tenter de remédier aux problèmes de sommeil (effectuer une activité agréable, éviter les écrans, sortir de son lit si le sommeil n’arrive pas, garder un rythme de sommeil régulier, éviter l’automédication…), ce constat reste toutefois quelque peu inquiétant. Le manque sommeil peut avoir de nombreuses conséquences alarmantes. Effectivement, bien dormir renforce le système immunitaire et diminue les risques cardiovasculaires. Pour comble, le sommeil favorise également la mémorisation, l’apprentissage et permet d’être moins exposé à l’anxiété. En somme, stresser pour leurs études mène les jeunes à en perdre le sommeil, être encore plus vulnérable au stress, à donc à moins bien mémoriser leurs cours. Un cercle vicieux duquel, on l’espère, les étudiants réussiront à s’extirper pour le transformer en boucle vertueuse.

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